What is it about?

Au Mali comme dans les pays voisins, sous l’apparente islamisation devenue synonyme d’honorabilité, c’est néanmoins grâce à toute une série de dispositifs non musulmans qu’une très large partie de la population s’efforce d’avoir prise sur le monde. Dire que la bamanaya en tant que compétence rituelle non musulmane n'existe plus est bien loin de la vérité, mais elle subsiste à l'ombre de l'islam.

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Why is it important?

En raison de l'insécurité que font régner les mouvements terroristes de l'islam radical, toute l'attention s'est détournée des conditions dans lesquelles la plus grosse partie de la population malienne interprète le monde qui les entoure.

Perspectives

La bamanaya est un rapport au monde, un modèle d'interprétation du réel et un mode de vie souterrains, mais considérable au Mali et dans les pays voisins. Depuis fort longtemps en osmose avec l’islam, cette conception transcende les particularismes linguistiques et ne coïncide pas avec une “ethnie” particulière : on qualifie couramment de bamana toute une série de cultes et de rites aussi bien « chez » les Bambara stricto sensu (les gens qui parlent le bamana) que chez les Malinké, les Dogon, les Sénoufo, etc. Pour un bamana, le nyama, une énergie potentiellement dangereuse, anime toutes les choses de l’univers. Par des pratiques rituelles, les hommes de savoir et les prêtres peuvent manipuler ce nyama et infléchir le cours des évènements. Ils fabriquent des objets forts (boliw ou basiw ) constitués de milliers de fragments symbolisant les forces du règne humain, animal, végétal et minéral.

Mr Jean Paul Colleyn
EHESS

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This page is a summary of: Religion publique, religion clandestine : la bamanaya à l’ombre de l’islam, January 2014, OpenEdition,
DOI: 10.4000/books.irdeditions.21197.
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