What is it about?

Je reviens ici sur la notion gumperzienne de ‘contextualization cues’ (indices de contextualisation) et sur la dynamique entre signes « symboliques » et signes « indexicaux », essentielle pour l’émergence du sens et des formes, afin de la saisir dans son évidence et dans sa complexité. Après avoir reconnu l’importance de la focalisation sur les indexicaux dans les procès de mise en signification, je développe une autre argumentation en me focalisant non plus sur les signes indexicaux, mais sur les signes linguistiques. Un élargissement conceptuel est ainsi proposé pour questionner le langage en tant que dynamique (plutôt que la dynamique du langage) en y intégrant certaines récentes réflexions sur la construction du sémiotique (Nicolaï 2011). In fine, il s’agit d’œuvrer pour mieux rendre compte à la fois de la mise en signification en contexte de ce qui s’énonce et se manifeste, et de la construction du sens à travers la fabrication et/ou la transformation des formes. Double procès dont Gumperz à fortement contribué à développer le premier pan, et dont nous sommes inéluctablement partie prenante.

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Why is it important?

Ce que j’ai questionné, c’est une dynamique : le rapport « acteur / interpréteur – symboles », dont j’ai postulé qu’il était corrélatif du rapport « acteur /interpréteur – indexicaux » dont Gumperz a approfondi l’analyse. Dans les deux cas, l’acteur / interpréteur est au centre de la dynamique qui se développe. Dans les deux cas, la référence à une historicité est manifeste ; dans les deux cas la nécessité d’un arrière-plan de connaissances partagées et le positionnement d’un cadre communicationnel de référence s’imposent ; dans les deux cas la situation et le contexte sont continuellement transformés par le développement de l’activité qui se manifeste ; dans les deux cas, ce qui est au centre, c’est l’usage – et l’écart dans l’usage – de traits, de formes ou de normes non nécessairement préalablement prédéfinies pour jouer le rôle qu’ils viennent assumer dans l’interprétation de ce qui se manifeste. Nous nous situons dans un espace anthropologique où les acteurs de la communication se manifestent activement et où les dimensions linguistiques, langagières et sociales se croisent et sont fonctionnelles pour l’élaboration des significations en contexte et pour la construction des signes en général. De façon tout aussi explicite nous nous situons dans le cadre d’une dynamique sémiotique concernant non pas le jeu structurel des signes et symboles dans un espace systémique construit et stabilisé, mais la dynamique de leur émergence et de leur mise en signification dans cette « anthropologie » en continuelle reconstruction. Conséquemment, dans la construction de ce que je présente ici comme une dynamique sémiotique, l’on partage les préoccupations qui, du côté des indexicaux, ont occupé Gumperz… et l’on place – sans la catégoriser – cette « dynamique sémiotique » dans le giron de l’anthropologie.

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This page is a summary of: Le sociolinguistique comme contexte et le sémiotique comme construction, ou vice-versa : « Who's the a rtist ? », Langage et société, December 2014, CAIRN,
DOI: 10.3917/ls.150.0085.
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