What is it about?

Parmi les concepts développés par le structuralisme celui de « marque » a eu une fortune discutable et discutée : c’est toujours avec quelque défiance ou avec quelque perplexité qu'il a été utilisé par les tenants du fonctionnalisme européen ; c'est en tant que principe à fort pouvoir suggestif mais à faible valeur explicative qu’il a été utilisé dans la linguistique américaine. Or ce concept est le seul, dans la visée structurale, qui prenne implicitement en compte la notion de « sujet linguistique » : il implique un choix, il implique la reconnaissance d’une hiérarchie mais il n’est pas toujours automatiquement déductible des données prises en considération par la pertinence structurale. Le marquage se situe à tous les niveaux; c’est comme le concept d’opposition, un outil utilisable en linguistique qui n’est pas limité au seul domaine défini par un modèle théorique. C’est un outil à « double tranchant » en ce qu’il ouvre un questionnement autant qu’il répond à un autre. On voit dans ce concept de marque la reconnaissance du fait catégoriel - l’image de la catégoricité - et de la structuration hiérarchique qu niveau paradigmatique, ce qui induit à la reconnaissance de tous les faits de différenciation, de spécificité et de choix par rapport à la norme (c’est-à-dire le choix de norme). Ce sera par un retour aux domaines les plus traditionnels que l’on abordera la notion de marquage. En effet, il n’est pas inutile de reprendre la présentation de marque chez Troubetzkoy avec la classification des oppositions distinctives.

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This page is a summary of: Marque, Bulletin du Centre d étude des plurilinguismes, January 1985, PERSEE Program,
DOI: 10.3406/bcepl.1985.892.
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