What is it about?
Je vais m’intéresser ici à quelques aspects de la problématique du contact des langues dont on sait que, pour des raisons tout autant scientiijiques que de stratégie académique, elle a pris une place importante dans les recherches linguistiques et langagières actuelles au point d’apparaître aux yeux de certains comme une nouvelle orientation disciplinaire à part entière, voire un domaine de recherche autonome. Dans la mesure où je retiens que la saisie des phénomènes est partiellement contrainte par leur histoire j’introduirai le thème par quelques considérations historiques en mettant en regard deux notions apparemment voisines, mais qu’il importe de distinguer (Nicolaï, 2014) : celle de contact et celle de mélange. Cet angle d’attaque permettra d’approcher les limites de notre saisie des phénomènes étudiés et servira de support à un questionnement sur la relative relativité de nos interprétations et des représentations que nous en dérivons. Je m’appuierai ensuite sur l’exemple que me fournit le songhay septentrional parlé par quelques tribus1 et communautés dans le Sahel nigéro-malien afin d’illustrer une situation particulière de contact qui a conduit à un mélange de langues ; je l’aborderai sur le plan des phénomènes et, en tant qu’ils sont objets d’interprétation par les linguistes, je m’intéresserai aux constructions épistémiques que présuppose leur étude. Enfin je conclurai par quelques considérations résultant de l’étude des données et de la façon dont nous les appréhendons en tant qu’acteurs de la communication et que constructeurs de connaissances.
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This page is a summary of: 1 Contact des langues et contraintes de la description : réflexions épistémologiques sur les ‘limites’, à partir du songhay septentrional, January 2014, De Gruyter,
DOI: 10.1163/9789004279056_003.
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